Cybercriminalité: élus négligents

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Les cas de cybercriminalité se multiplient. C’est incontestable. Pour mémoire, le bilan de la criminalité à Genève en 2018 montrait que la délinquance informatique avait augmenté de près d’un tiers en un an.

Problème? Parmi les personnes piratées, il y a un nombre croissant d’élus. Croyez-le ou non, la plupart semble agir comme si le problème n’existait pas.

Piratage d’adresse e-mail, vol ou fuites de données sensibles peuvent pourtant se payer au prix fort. Raison de plus pour ne surtout pas faire preuve d’une négligence coupable.

D’autant que les gestes de base pour se protéger, même s’ils sont peu appliqués, restent plutôt simples: sauvegarder les données importantes en lieu sûr, mettre à jour régulièrement les appareils, complexifier et changer régulièrement les identifiants et les mots de passe, charger et utiliser un antivirus reconnu. Des précautions qui valent pour tout le monde.

Autre enjeu majeur pour garantir une meilleure sécurité informatique, imposer une formation minimale obligatoire à toute la classe politique. Des démarches ont déjà été entreprises.

Bonne nouvelle, Genève pourrait jouer les pionniers dans ce domaine. En effet, la conférence latine des responsables de la sécurité a désigné le canton comme centre de compétences pour la formation et la lutte contre la cybercriminalité.

Concrètement, dès l’année prochaine, des spécialistes seront recrutés et viendront renforcer les forces déjà en place. But de la manœuvre? Créer un véritable pôle d’excellence et de référence dans le pays.

De quoi espérer renouveler et mettre à jour au passage l’ensemble des pratiques numériques de nos élus. On peut toujours virtuellement rêver.