En 2025, les violences domestiques ont connu une augmentation de 44% des interventions policières et de 61% des mesures d'éloignement administratif. Cette évolution témoigne d'une meilleure détection et prise en charge des situations de violence.
En 2025, dans le canton de Genève, la police a enregistré 966 réquisitions pour des violences domestiques, soit une augmentation de 44 % par rapport à l'année précédente. Cela représente en moyenne 2,6 interventions par jour.
Le nombre d’infractions au Code pénal pour violences domestiques a augmenté de 4% (2’008) tant au niveau cantonal que national par rapport à 2024. La part des violences domestiques parmi l'ensemble des infractions pour violences reste stable et demeure à 50 %.
Explosion des mesures d’éloignement administratif
Ces hausses s'accompagnent d'une forte progression des mesures d'éloignement administratif. En 2025, 204 mesures ont été prononcées, contre 127 en 2024, soit une augmentation de 61 %. Ce niveau constitue un nouveau record depuis l'entrée en vigueur de la loi sur les violences domestiques (LVD) en 2005. Pour rappel, les personnes éloignées sont tenues de participer à un entretien socio-thérapeutique et juridique destiné à les aider à évaluer leur situation.
Face à cette augmentation, l'Etat et les partenaires du réseau ont rapidement adapté leurs moyens. La subvention accordée à l'association Vires, spécialisée dans la prise en charge des auteurs de violences domestiques, a été renforcée et une psychologue supplémentaire a été recrutée. Ces mesures ont permis d'améliorer significativement le suivi des personnes éloignées : 76 % ont participé à l'entretien socio-thérapeutique et juridique obligatoire, contre 57 % en 2024.
L'augmentation du nombre de mesures d'éloignement a également entraîné une hausse de l'activité judiciaire. Le Tribunal administratif de première instance (TAPI) a rendu 111 décisions concernant des mesures d'éloignement, contre 66 en 2024.