Le Canton consacre dès cette année un fonds d’un million de francs pour soutenir les tournages et la production de films, documentaires et séries sur le territoire genevois.
Annoncé l’an dernier dans le cadre du Festival international du film de Locarno, le dispositif cantonal d’incitation à la production audiovisuelle devient pleinement opérationnel dès le 1er septembre 2026. Articulé autour d’une commission cantonale de l’audiovisuel et d’un Film Office, opéré par la Fondation Genève Tourisme & Congrès, ce programme prévoit notamment un mécanisme financier qui permet le remboursement de certaines dépenses réalisées sur le territoire genevois.
L’objectif est de valoriser Genève en tant que destination de choix pour les tournages et la post-production de films, de séries ou de documentaires et ainsi participer au renforcement de l’écosystème cantonal dans un secteur particulièrement dynamique et générateur d’emplois.
« Genève se caractérise par une économie particulièrement diversifiée. En choisissant de faire de la production de film et de série un secteur économique fort à Genève, nous contribuons à renforcer la diversité de notre tissu local, explique Delphine Bachmann, conseillère d’Etat chargée du Département de l’économie. Cela permet d’attirer de nouvelles entreprises et de créer de nouveaux emplois.
"Cash rebate"
C’est la commission cantonale de l’audiovisuel qui aura pour rôle d’étudier les dossiers des productions qui souhaitent obtenir un soutien financier et de donner un préavis quant à leur éligibilité à un financement. Elle est composée de représentants du canton, de la Ville de Genève et de l’Association des communes genevoises ainsi que de professionnels de la production et post-production audiovisuelles. Sur la base du préavis de la commission, le département de l'économie, de l'emploi et de l'énergie décidera d’octroyer le financement.
Le fonds financier incitatif fonctionne selon un mécanisme de cash rebate. Il permet aux productions de prétendre au remboursement de certains frais engagés auprès d’entreprises locales, autant pour le tournage que dans le cadre du travail de post-production. Ce remboursement varie selon le type de projet et peut atteindre jusqu’à 30% des dépenses éligibles réalisées, pour un maximum de 500’000 francs par projet. Le frais d’hôtellerie, de restauration et de sécurité sont notamment éligibles à un soutien financier. La prise en charge de salaires de certains prestataires est également prévue.