«Deux crétins absolus… et tout s’emballe»

Rédigé par
Marie Karatsouba
Culture & Loisirs

THÉÂTRE • Une adoption, deux frères incontrôlables et une avalanche de situations cocasses. Dans "Tout va très bien", une comédie proposée au BFM ce 19 avril, trois frères se retrouvent le pire jour possible… et tout dérape. Sur scène, la mécanique s’emballe, et c’est précisément ce qui fait rire. Rencontre avec Arthur Jugnot, metteur en scène et comédien. 

GHI: En quelques mots, de quoi parle la pièce? 
Arthur Jugnot: C’est l’histoire d’un couple qui attend la visite décisive pour adopter un enfant. Tout doit être parfait. Mais le mari voit débarquer ses deux frères, deux crétins absolus, qui vont enchaîner les catastrophes. A partir de là, tout s’emballe. Il doit mentir, improviser, gérer l’arrivée d’un policier, d’un cadavre… On est dans une succession de situations de plus en plus absurdes. 

– Qu’est-ce qui fait la force de cette comédie? 
Sa force, c’est la construction. C’est une pièce de Ray Cooney, considéré comme le roi de la comédie en Angleterre. Chaque élément semé au début revient ensuite. Tout s’imbrique. Et plus ça avance, plus ça devient incontrôlable. On se dit que ça ne peut pas être pire… et pourtant ça l’est. C’est cette montée en puissance qui provoque le rire. 

– Quel est votre personnage? 
Je joue un des deux frères du mari qui sont de vrais trublions. On met le personnage principal dans des situations impossibles. C’est très jouissif à jouer, parce qu’on est dans la provocation permanente. On est huit sur scène, c’est une vraie pièce collective, et on s’amuse beaucoup. 

– Pourquoi avoir choisi cette pièce? 
J’avais déjà monté une autre comédie du même auteur. J’avais adoré. Celle-ci n’avait jamais été montée en France. Je me suis dit que c’était l’occasion. Et surtout, j’avais envie de faire un spectacle pour m’amuser. Et ça fonctionne, pour nous comme pour le public. 

– Laurent Ournac tient le rôle du mari? 
Oui, c’est lui qui doit tenir la baraque. Il est au milieu de huit personnes, tout part en catastrophe, et il doit gérer. C’est ça qui est drôle, il est au centre et tout part dans tous les sens autour de lui, alors que lui doit continuer à tenir. 

– Dans la vie, ressemble-t-il à son personnage dans «Camping Paradis»? 
Il a effectivement quelque chose de très sympathique, une forme de bonhomie immédiate. C’est quelqu’un de très agréable à côtoyer. On passe beaucoup de temps ensemble en tournée et il n’est pas du tout compliqué. C’est une grosse vedette, mais il est simple, pas râleur, vraiment sympatôche. 

– Et ici à Genève, comment trouvez-vous notre public? 
Ah je le trouve très chouette. Mais en fait tout le public suisse est très chouette. Je pense que tous les Français qui viennent en tournée vous le diront, on est toujours contents de venir en Suisse. Il y a un truc, on sent que vous avez envie de vous marrer très fort, en tout cas dans ce genre de spectacle.  Propos recueillis par Marie Karatsouba

Le 19 avril à 20h au BFM, place des Volontaires 2. 
Billetterie: www.ticketcorner.ch 

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