«Good luck, have fun, don’t die», absurde et sarcastique

Rédigé par
Thomas Lécuyer
Culture & Loisirs

SORTIE CINÉMA - Quelque part entre les délires baroques de Terry Gilliam et les angoisses technologiques de «Black Mirror», «Good luck, have fun, don’t die» s’impose comme une claque déjantée de science-fiction réjouissante.

Dans un resto miteux de Los Angeles, un homme surgit avec un détonateur, prétendant venir du futur pour empêcher une apocalypse causée par une IA — après déjà 116 échecs. Sa dernière chance: recruter une poignée de clients improbables pour sauver l’humanité, au risque d’échouer, encore. Quelque part entre les délires baroques de Terry Gilliam et les angoisses technologiques de «Black Mirror», «Good luck, have fun, don’t die» s’impose comme une claque déjantée de science-fiction réjouissante. 

Gore Verbinski signe un retour en grande forme, injectant dans cette fable futuriste toute sa folie visuelle et sa générosité narrative. Là où le film aurait pu se contenter de recycler des motifs bien connus — voyage dans le temps, boucles temporelles, apocalypse imminente, grosse méchante IA —, il surprend constamment grâce à ce pas de côté permanent, cette manière de contourner les attentes pour mieux désarçonner le spectateur et trouver sa propre voie au sein d’un genre pourtant bien balisé.

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