
Cela faisait trente ans que les habitants de Bardonnex l’attendaient. La construction de l’école de Compesières a enfin pu commencer, après de multiples rebondissements. «Nous sommes très heureux que les choses bougent après toutes ces complications. C’est un dossier qui s’est éternisé et qui a demandé énormément de travail sur le plan administratif. Les locaux actuels commençaient à être inadaptés et les enfants y étaient à l’étroit. L’ouverture de l’école est prévue pour 2026. La commune est vraiment soulagée», se réjouit Anne Antille.
Le trafic de transit
Autre sujet qui concerne Bardonnex, comme de nombreuses communes proches de la frontière: la mobilité, notamment en ce qui concerne le trafic pendulaire, à l’origine de nombreuses nuisances pour les habitants. «Nous tentons de prendre des mesures là où c’est possible, mais dans de nombreux cas, cela dépend aussi du canton et même de la confédération. Ce qui est certain, c’est que nous voulons limiter le trafic, principalement de transit, pour favoriser la mobilité douce et augmenter la sécurité pour les piétons et les vélos… Mais il faut prendre garde lorsque nous aménageons, car nous devons garantir l’accès à tout le monde, notamment aux agriculteurs et leurs imposantes machines. Nous travaillons sur une véritable mixité. Et puis nous multiplions les contacts avec nos communes voisines, pour proposer quelque chose cohérent», détaille la présidente du Conseil municipal de Bardonnex.
Transports en commun
En matière de mobilité, Bardonnex fait également son possible pour améliorer la desserte par les transports publics. «Actuellement, les différents villages de la commune ne sont pas reliés entre eux par les TPG. Mais mettre en place des lignes de bus classiques n’est pas forcément la solution non plus: dans la campagne, ces grands bus circulent souvent à vide pendant la journée et ne sont nécessaires que pendant les heures de pointe. S’il y avait une solution magique, nous l’aurions mise en place.»
Côté construction, la commune se développe également. Plusieurs projets sont en cours. Parmi eux, un Plan localisé de quartier (PLQ) à Croix-de-Rozon va permettre l’arrivée d’une centaine d’habitants, tout près de la frontière. «Ce projet a une portée assez conséquente pour notre petite commune d’environ 2500 habitants. Il a été validé par le Conseil d’Etat et il est en cours d’autorisation», ajoute la première élue.
A Bardonnex, certaines surfaces ont par ailleurs été vendues à la Fondation communale pour le logement, également à Croix-de-Rozon. Ici, en plus de nouvelles habitations, un espace vert verra le jour, ainsi qu’une Maison des arts. Autre développement immobilier: plusieurs appartements dans le hameau de Charrot, notamment des logements à loyers modérés.
Le sport aussi
Par ailleurs, Bardonnex met aussi le paquet pour le sport. Récemment, le revêtement des terrains a été transformé en synthétique, ce qui permet notamment des horaires étendus pour les entraînements. «Ce dossier a beaucoup divisé. La première délibération avait été d’abord annulée, avant que cette décision ne soit cassée par le Conseil d’Etat. Mais nous avons perdu du temps», rappelle Anne Antille.
Enfin, la commune frontalière tente aussi d’améliorer la cohésion sociale. «C’est tout un enjeu. Nous souhaitons avoir une véritable vie de village et éviter l’isolement des seniors. Il en va de notre responsabilité. Pour cela, nous avons mis en place une plateforme bénévole et nous soutenons de nombreuses associations destinées à un publique varié en leur offrant différentes prestations. Notre objectif? Maintenir une bonne qualité de vie!»