Un peu moins d’un an après que l’affaire Happy Mania a éclaté, l’ex-élue verte du Grand-Saconnex, soupçonnée d’avoir pris part au vaste trafic de stupéfiants, est depuis le 6 mars dernier en liberté provisoire. Cette mesure est assortie d’une interdiction de quitter la Suisse, d’être en contact avec les autres suspects. Elle a en outre dû s’acquitter d’une caution. Sollicité son avocat, me Vincent Spira se refuse à tout commentaire.
Rappel des faits: l’affaire Happy Mania a révélé l’existence d’un réseau de trafic de stupéfiants particulièrement structuré, actif en Suisse romande. Inspiré des plateformes de livraison, le système permettait aux clients de commander de la drogue via téléphone ou messagerie, avant d’être livrés rapidement à domicile. Cocaïne, cannabis ou encore MDMA étaient écoulés, générant un chiffre d’affaires estimé à plusieurs millions de francs. L’enquête des autorités avait mis à jour un fonctionnement professionnalisé.
En mars 2025, la police avait procédé à l’arrestation d’une élue verte du Grand-Saconnex (qui a quitté le parti politique depuis lors), ainsi que de son mari et de son fils. Ce dernier est soupçonné d’être l’un des principaux organisateurs du réseau. Sa mère, quant à elle, est suspectée d’avoir participé à la gestion financière, notamment à travers des opérations de collecte d’argent. Faits qu’elle conteste. A ce jour, elle bénéficie de la présomption d’innocence.
Toujours en cours, la procédure judiciaire devra établir les responsabilités de chacun.