
PRÉVOYANCE - Une année et demie après l’acceptation de la 13e rente AVS, le Parlement a pris de premières décisions sur la manière de financer ce supplément. Il faudra trouver trouver plus de quatre milliards de francs par an dès 2026, et cinq milliards d’ici 2030. Alors même que les auteurs de l’initiative avaient promis qu’il n’y aurait rien à payer.
Dans un premier temps, le Conseil fédéral a proposé de financer la 13e rente par une hausse des prélèvements salariaux combinée avec un relèvement de la TVA. Pour leur part, les milieux économiques ont proposé de n’activer que la TVA. Ce choix aurait eu l’avantage de ne pas renchérir le coût du travail, à l’heure où 100'000 emplois en Suisse sont potentiellement menacés par la guerre des tarifs de Donald Trump. Un financement par la TVA mettrait aussi les rentiers à contribution, eux qui avaient majoritairement approuvé la 13e rente. Ils rendraient ainsi une modeste partie du supplément de rente obtenu.
Suite à la consultation, le Conseil fédéral a proposé de relever la TVA de 0,7 point. Mais le Parlement ne l’entend pas de cette oreille. Ainsi, en juin, le Conseil des Etats a décidé de revenir à l’idée précédente et de combiner une hausse des cotisations salariales de 0,4 point (et une baisse de 0,2 point des prélèvements pour l’assurance chômage) avec un relèvement de 0,5 point de la TVA. Les sénateurs estiment aussi que l’on peut puiser dans le fonds AVS pour autant qu’il ne tombe pas au-dessous de 80% des dépenses annuelles. Le cas échéant une hausse de 0,4 point de TVA serait activée.