SANTÉ - Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) ont ouvert une nouvelle consultation au Service des maladies infectieuses (Unité VIH), consacrée à l’usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel.
Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) viennent d’ouvrir, au Service des maladies infectieuses, une consultation dédiée au chemsex. Elle s’adresse à toute personne qui questionne sa consommation de substances lors de rapports sexuels, ainsi qu’à leurs proches. L’équipe spécialisée propose une prise en charge personnalisée et multidisciplinaire, remboursée par l’assurance maladie LAMAL.
«Le chemsex constitue un enjeu de santé publique clairement identifié, pour l’instant peu dépisté ou pris en soins » constate le Dr Matteo Reymond, médecin responsable de la consultation. « Il nous revenait donc de compléter l’offre d’accompagnement déjà proposée par le centre de santé communautaire Checkpoint Genève depuis 2019 en construisant avec eux, ainsi qu’avec les personnes concernées un réseau de soin multidisciplinaire.»
Facteurs de vulnérabilité
Le chemsex désigne l’usage de substances psychoactives dans un contexte sexuel, visant à faciliter, prolonger ou intensifier les rapports. Il implique parfois des partenaires sexuels multiples, souvent contactés par le biais d’applications de rencontre.
Selon la littérature, le chemsex est décrit presque exclusivement chez des hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes. 1 500 à 4 000 personnes pourraient ainsi être concernées dans le canton de Genève. Elles sont potentiellement exposées à des discriminations liées à l’usage de substances psychoactives et à l’appartenance à la communauté LGBTQIA+, avec également des problèmes d’anxiété ou de dépression sont plus fréquents. En consultation, le premier rendez-vous a pour objectif de discuter de la situation et de définir les besoins de la personne avant de lui proposer un accompagnement individualisé.